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Médicaments GLP-1 pour maigrir : l’ANSM alerte de nouveau sur le mésusage et ses complications

Les médicaments de la famille du GLP-1, comme Wegovy, Ozempic ou Mounjaro, ont un rapport bénéfice-risque favorable lorsqu’ils sont prescrits et suivis, mais leur usage détourné pour maigrir continue d’entraîner des complications graves : c’est le message du troisième rapport de pharmacovigilance publié par l’ANSM le 7 octobre 2026.

En bref
• Le rapport couvre la période de février 2025 à janvier 2026, pour plus de 840 000 patients traités en France selon les estimations.
• 2 801 effets indésirables ont été déclarés, dont 515 cas graves.
• L’usage pour maigrir sans indication médicale a donné lieu à 36 signalements, dont 17 graves, surtout chez des personnes jeunes.
• L’ANSM rappelle de ne jamais acheter ces médicaments sur internet.

Que dit ce nouveau rapport de l’ANSM ? #

L’Agence nationale de sécurité du médicament suit de près les analogues du GLP-1, ces traitements du diabète de type 2 dont certains sont aussi autorisés dans l’obésité. Son troisième rapport, résumé par l’Ordre national des pharmaciens, porte sur la période de février 2025 à janvier 2026.

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Sur cette période, plus de 840 000 patients auraient été traités en France. 2 801 effets indésirables ont été déclarés, dont 515 graves. Environ un tiers des cas concernait le traitement du diabète, un tiers le contrôle du poids, et le reste des indications non précisées ou non autorisées.

La conclusion de l’agence reste nuancée : le rapport bénéfice-risque de ces médicaments est confirmé comme favorable « lorsqu’ils sont utilisés conformément aux recommandations ». Tout le problème se situe en dehors de ce cadre.

Le mésusage pour maigrir : un risque qui persiste #

Le rapport isole les cas où le médicament a été pris uniquement pour perdre du poids, sans indication médicale. Ils représentent 36 signalements, dont 17 graves, et concernent surtout des personnes jeunes.

Deux constats ressortent. Dans deux cas sur trois, le produit avait été obtenu en dehors des circuits officiels. Et dans plus de neuf cas sur dix, les doses étaient trop fortes ou augmentées trop vite, alors que ces traitements demandent une montée progressive encadrée par un médecin.

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Parmi les cas graves figurent cinq pancréatites aiguës, une inflammation brutale du pancréas. Selon le rapport, deux d’entre elles sont possiblement responsables de décès.

Pourquoi les femmes sont concernées de près

Ces injections sont parfois présentées comme une solution rapide pour mincir. Le rapport rappelle pourtant un point qui les concerne directement : ces médicaments ne sont pas recommandés pendant la grossesse, et le traitement doit être arrêté dès que la grossesse est connue. Un projet de bébé se discute donc avec le médecin avant toute prise.

Interactions et carences : deux vigilances nouvelles #

Des interactions avec d’autres traitements

Le rapport met en évidence un risque d’interactions avec des médicaments à marge thérapeutique étroite, dont certains anticoagulants : de petites variations de leur concentration peuvent avoir des conséquences importantes.

L’association avec la metformine, très utilisée dans le diabète, demande aussi de la prudence. Les analogues du GLP-1 pourraient augmenter le risque d’acidose lactique, surtout en cas de déshydratation liée à des vomissements. Deux décès survenus sur la période pourraient être liés à ce mécanisme.

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Des carences nutritionnelles

Des cas de carences et de dénutrition ont de nouveau été signalés. En réduisant fortement l’appétit, ces traitements peuvent faire baisser les apports en protéines, vitamines et minéraux. Les centres spécialisés de l’obésité ont publié des recommandations pour les repérer et les prendre en charge.

Ce que l’ANSM recommande #

L’agence demande aux professionnels de santé une vigilance accrue et un suivi régulier, pour repérer tôt les effets graves. Les médecins sont invités à expliquer à leurs patients les signes d’une pancréatite aiguë.

Pour les patients, la règle est simple : un analogue du GLP-1 s’obtient uniquement sur prescription, en pharmacie, et jamais sur internet. Les produits vendus en ligne sans ordonnance peuvent être des contrefaçons, sans garantie sur leur contenu ni leur dosage.

Perdre du poids sans se mettre en danger #

Ces traitements ont leur place, pour certaines patientes, dans une prise en charge médicale de l’obésité. Ils ne remplacent pas pour autant les bases d’une perte de poids durable : une alimentation équilibrée et suffisamment riche en protéines, une activité physique régulière, un sommeil de qualité et une attention portée au stress.

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Si vous envisagez un traitement, parlez-en d’abord à votre médecin traitant. Il pourra évaluer votre situation, vérifier vos autres médicaments et, si besoin, vous orienter vers un spécialiste. Le résumé complet de l’enquête est disponible sur le site de l’ANSM.

Questions fréquentes #

Wegovy et Mounjaro sont-ils dangereux ?

Selon l’ANSM, leur rapport bénéfice-risque reste favorable lorsqu’ils sont utilisés conformément aux recommandations, avec une prescription et un suivi médical.

Peut-on acheter ces médicaments en ligne ?

Non. L’ANSM rappelle qu’ils doivent être obtenus sur prescription, en pharmacie, et jamais sur internet, où circulent des contrefaçons.

Peut-on les prendre pendant une grossesse ?

Non, ils ne sont pas recommandés pendant la grossesse, et le traitement doit être arrêté dès qu’elle est connue.

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